Agnès Redon est fatiguée.
Son aventure a commencé, il y a plusieurs années.
C'est avec son compagnon de vie, qu'elle a insufflé ce pari.
Redonner vie à cette terre envahie qu'il a fallut défricher mètre carré par mètre carré.
Ils l'ont créé cet écomusée puis le mari s'en est allé.
Inlassablement, elle a perpétué les mêmes gestes sans avoir d'autres choix.
Mais Agnès est ridée, les années ont passé.
C'est dans cet état que je l'ai découvert au moment où elle n'arrive plus à avancer.
Les pierres l'ont usée.
Elle sait qu'il n'y en plus pour très longtemps, que dame nature reprendra bientôt tous ses droits.
Qu'il n'y a plus personne pour prendre la relève.
Que son écomusée disparaitra lorsqu'elle se retirera.
Triste bilan pour une vie de labeur mais le plus déchirant est de la regarder et de lire tout cela sur son visage marqué.