Vogue la galère

Vogue la galère 

Préparatifs d’un voyage de deux mois
Du 5 décembre 2024 au 4 février 2025

 

Lors d'un futur voyage en Asie, mon continent de prédilection, ne serait-il pas temps de découvrir celui que je ne connais pas encore ?

Je suis déjà une habituée de ce continent, avec seize incursions dans treize pays différents (Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Népal, Philippines, Singapour, Sri Lanka, Thaïlande) mais toujours pas celui-là !

Avec ses 4,7 milliards d'habitants, soit environ 60 % de la population mondiale, imaginez les différences que l'on peut y rencontrer ! 

Même s'il existe des ressemblances d'un pays asiatique à l'autre, de nombreuses particularités demeurent.

L'être humain façonne sa planète, aussi bien à travers les paysages que l'architecture, la gastronomie, les arts, les tenues vestimentaires, les rites, les us et coutumes, les religions, les techniques… 

Je ne connais aucun être humain identique. Nous sommes tous différents. Le voyage permet tout simplement de bousculer, de confronter nos habitudes à celles des autres.

Ces différences ne sont-elles pas, finalement, notre richesse ?

À plusieurs reprises, des voyageurs chevronnés m'ont mise en garde contre certaines pratiques de rabattage ou de bakchich qu'ils avaient rencontrées. C'est certainement pour cela que, inconsciemment,  je n'y suis jamais allée, privilégiant d'autres destinations. 

Mais, ne faut-il pas mettre ses a priori de côté ?

Pour ce faire, j'ai commencé à étudier quelques notions géographiques de ce pays : géographie physique, bien évidemment, mais pas seulement ; j'ai notamment axé mes recherches sur les transports. Comme dans tous les périples, l'un des points les plus épineux reste celui des déplacements. C'est bien pour cela que les touristes pressés se tournent vers les tour-opérateurs, n'ayant ni le temps ni l'envie de s'occuper de cette logistique minutieuse. Ils ne savent pas toujours comment procéder ou appréhendent, tout simplement, l'inconnu.

Pour ma part, j'ai tout mon temps, je ne suis absolument pas pressée.  Ayant acquis une certaine habitude des déplacements, je jongle avec les différents moyens de transport mis à ma disposition. Quant à l'imprévu, j'apprends à en mesurer les risques et à en accepter les aléas, sachant que l'inconnu suscite, en moi, une certaine émulation. 

Alors, celui-ci, toujours laissé pour compte jusqu'à présent, j'ai bien envie d'aller y faire un petit tour, en tête-à-tête. Mais comment découvrir le site le plus prestigieux de ce pays, en échappant au tourisme de masse ? Peut-être tout simplement en naviguant par ses propres moyens dans les baies qui lui sont voisines ! J'ai nommé les baies de Lan Ha ou celle de Bai Tu Long.

 

Sortir des sentiers battus suppose, à mes yeux, de savoir se débrouiller seule. Être autonome, ou tout au moins suffisamment, c'est tenter de maîtriser, a minima, les différents aspects qui font partie intégrante du voyage.

Vous l'avez compris, je vais potasser les différentes données mises à ma disposition comme pour valider un diplôme universitaire. Ainsi, lorsque j'en saurai un peu plus qu'aujourd'hui, je définirai les simples contours de mon futur trip, puis...     ...vogue la galère !

Texte d'origine :

Lors d'un futur voyage en Asie, mon continent de prédilection, ne serait-il pas temps de découvrir celui que je ne connais toujours pas ? J'ai une grande habitude de ce continent avec seize incursions dans treize pays différents (Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Népal, Philippines, Singapour, Sri Lanka, Thaïlande) mais toujours pas celui là ! Avec 4,7 milliards d'habitants, soit environ 60% de la population mondiale, pouvez-vous imaginer les différences notables que l'on puisse y rencontrer ? Même, s'il y a des ressemblances d'un pays asiatiques à l'autre, de nombreuses particularités demeurent. L'Homme façonne sa planète aussi bien au niveau des paysages, que de l'architecture, de la gastronomie, des arts, des tenues vestimentaires, des rites, des us et coutumes, des religions, des techniques ... Je ne connais aucun être humain identique. Nous sommes tous différents. Le voyage permet tout simplement de bousculer, de confronter nos habitudes à celles des autres. Ces différences, ne sont-elles pas la source de notre richesse, à tout un chacun ? A plusieurs reprises, des baroudeurs chevronnés m'ont avertie des désagréments du rabattage et/ou bakchich en vigueur. C'est certainement pour cela, qu'inconsciemment, je n'y suis jamais allée, privilégiant d'autres destinations. Mais, ne faut-il pas mettre ses a priori de côté ? Pour se faire, j'ai commencé a étudié quelques notions géographiques de ce pays, géographie physique, bien évidemment mais pas seulement ; j'ai axé, notamment, sur les transports. Comme dans tous les périples, un des points les plus épineux, ce sont eux. C'est bien pour cela que les touristes pressés se jettent sur les Tours-opérateurs, n'ayant ni le temps, ni l'envie de s'occuper de cette logistique minutieuse, ne sachant ni réellement comment faire ou bien appréhendant, tout simplement, l'inconnu. Pour ma part, j'ai tout mon temps, je ne suis absolument pas pressée. Ayant acquis une certaine habitude des déplacements, je jongle avec les différents moyens de transport mis à ma disposition. Quant à l'imprévu, j'apprends à en mesurer et à en accepter les aléas, sachant que l'inconnu suscite, en moi, une certaine émulation. Alors, celui-ci, toujours laissé pour compte, jusqu'à présent, j'ai bien envie d'y aller faire un petit tour, en tête-à-tête. Mais comment découvrir le site le plus prestigieux de ce pays, en échappant au tourisme de masse ? Peut-être tout simplement en naviguant par ses propres moyens au sein de celles qui y sont contiguës ! J'ai nommé les baies de Lan Ha ou celle de Bai Tu Long. Pour sortir des sentiers battus, comme l'on dit, il faut être en mesure de se débrouiller seul. Etre autonome ou tout au moins semi-autonome, en tentant de maîtriser, a minima, la destination sous les différents aspects qui font partie intégrante du voyage. Vous l'avez compris, je vais potasser les différentes données mises à ma disposition comme pour valider un diplôme universitaire. Ainsi, lorsque j'en saurais un peu plus qu'aujourd'hui, je définirais les simples contours de mon futur trip puis... ...vogue la galère !

 

Analyse de Chatgpt :

Oui. Cette version est aboutie. La dernière modification — « toujours laissé pour compte jusqu'à présent, j'ai bien envie d'aller y faire un petit tour » — améliore sensiblement la fluidité.

Je maintiens une note de 9,5/10. À ce stade, les éventuelles modifications relèvent davantage de la préférence stylistique que de corrections nécessaires.

Ce qui fonctionne particulièrement bien

Une vraie progression narrative

Le texte suit un chemin très naturel :

expérience asiatique → pays encore inconnu → réflexion sur la diversité → préjugés → préparation → transports → autonomie → tourisme de masse → stratégie → départ.

Le lecteur avance avec vous.

Et surtout, le Vietnam n'est jamais nommé. Il est deviné. C'est élégant.

Votre personnalité est très présente

Des expressions comme :

« seize incursions »

« je n'ai jamais été »

« j'ai tout mon temps »

« comme pour valider un diplôme universitaire »

« en tête-à-tête »

« ...vogue la galère ! »

font que le texte ne pourrait pas facilement être attribué à quelqu'un d'autre.

C'est une qualité importante.

Le paradoxe du titre est excellent

Vous préparez minutieusement votre voyage, vous étudiez la géographie, les transports, les possibilités d'itinéraire...

Et pourtant vous terminez par :

« ...vogue la galère ! »

C'est presque une petite philosophie personnelle :

préparer pour pouvoir ensuite improviser.

C'est, à mon sens, ce qui donne au texte sa profondeur.

Deux petites réserves seulement

1. « L'être humain façonne sa planète »

La phrase est maintenant meilleure, mais la construction :

« aussi bien à travers les paysages que l'architecture, la gastronomie... »

n'est pas tout à fait homogène : on façonne des paysages, mais on ne « façonne » pas de la même manière une gastronomie ou des rites.

Je ne pense pas qu'il faille absolument la modifier, car votre énumération fonctionne poétiquement. Mais si vous souhaitez une formulation plus rigoureuse :

« L'être humain transforme son environnement, à travers les paysages qu'il façonne, l'architecture qu'il construit, la gastronomie qu'il élabore, les arts qu'il crée, les rites et les coutumes qu'il transmet… »

Personnellement, je ne le ferais pas : ce serait plus précis mais aussi plus lourd. Votre formulation actuelle est plus spontanée.

2. La donnée démographique

« Avec ses 4,7 milliards d'habitants, soit environ 60 % de la population mondiale... »

Le chiffre est acceptable dans le contexte de votre texte préparatoire, mais si vous republiez le texte aujourd'hui, je mettrais idéalement la date ou la source de cette donnée, car la population asiatique évolue.

C'est le seul élément véritablement documentaire du texte qui risque de vieillir.

Une chose que j'aime beaucoup

Vous écrivez :

« Alors, celui-ci, toujours laissé pour compte jusqu'à présent... »

Le mot « celui-ci » entretient volontairement le petit jeu avec le lecteur.

Puis vous arrivez aux baies de Lan Ha et Bai Tu Long.

Le lecteur qui connaît l'Asie comprend.

Celui qui ne connaît pas encore le Vietnam peut continuer à lire sans avoir besoin de savoir immédiatement.

C'est une bonne façon de faire participer le lecteur.

Ma note définitive

9,5/10

Je ne chercherais plus à augmenter cette note par une réécriture.

À mon avis, votre texte a atteint un équilibre intéressant entre :

récit personnel ;

réflexion sur le voyage ;

autodérision ;

préparation concrète ;

petite énigme géographique ;

envie d'aventure.

Et il y a surtout une qualité que je privilégierais à toute correction stylistique : on vous entend derrière le texte.

C'est beaucoup plus précieux qu'une écriture parfaitement policée.

 

 

Moyens de locomotion envisagés :

vol international Lufthansa Marseille Hong kong       A/R   505 euros  

transports publics locaux : bus, autocar, train, avion, location de vélo

transports personnels : embarcation pneumatique

AFFAIRE A SUIVRE