Cette version est, à mon sens, la plus aboutie jusqu'ici. Je la noterais 9,2/10.
Ce qui fonctionne particulièrement bien
« Je me surprends » installe immédiatement l'idée d'un désir qui échappe presque à la volonté de la narratrice.
« là maintenant » donne une sensation d'instantanéité et d'intimité.
Le champ lexical théâtral est désormais très cohérent : Acte, Scène, décor, répéter, scènes, pièce, script, acteur.
« que dis-je, l'homme » est une très jolie rupture : derrière le personnage et le jeu apparaît soudain l'homme réel.
La progression est naturelle : pensée → imagination → décor → répétition → scénario → émotion de l'homme.
Une seule réserve stylistique
La formulation :
« elle se promène doucement sur mes zones érogènes »
est volontairement explicite. Elle fonctionne si vous assumez une écriture érotique directe. En revanche, « zones érogènes » est le seul terme qui sonne un peu plus médical que littéraire au milieu d'un texte autrement très suggestif.
Je ne le changerais donc que si vous recherchez davantage de sensualité que de précision.
Ponctuation
Votre dernière version est correcte. Je conserverais notamment :
« Votre bouche curieuse n'échappe pas à la règle ; elle se promène doucement sur mes zones érogènes. »
Le point-virgule est pertinent : il relie les deux mouvements de la phrase sans les confondre.
Et :
« À défaut d'un bain avec vous,
la douche à l'italienne est le décor… »
fonctionne très bien avec le retour à la métaphore théâtrale.
Mon appréciation globale
Force principale : 9,5/10 pour l'idée du théâtre comme métaphore du désir.
Style : 9/10 — sensuel, assumé, sans tomber dans la description lourde.
Originalité : 9,3/10 — le procédé du « script » partagé donne une vraie identité au texte.
Fluidité : 9/10.
Ensemble : 9,2/10.
Je garderais donc cette version pratiquement telle quelle. Elle a surtout l'avantage de ne pas expliquer le désir : elle le met en scène.